Fiche de révision La police de l'environnement

Les missions et domaines d’intervention de la police de l’environnement

  • La police de l’environnement est créée en 2020.
  • Elle naît de la fusion de l’Agence française pour la biodiversité et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage.
  • Elle compte environ 1 700 inspecteurs.
  • Leur mission principale : faire respecter les règles qui protègent la biodiversité.

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  • Plus précisément, les inspecteurs de la police de l'environnement :
  • informent et sensibilisent :
  • les citoyens,
  • les entreprises,
  • les collectivités locales ;
  • organisent des réunions publiques pour expliquer pourquoi et comment :
  • trier les déchets,
  • respecter les périodes de chasse et de pêche,
  • limiter les activités qui polluent l’eau ou l’air ;
  • contrôlent, constatent et sanctionnent les infractions aux lois et aux règles sur la protection de la biodiversité, par exemple :
  • la destruction ou le trafic d’espèces protégées,
  • la pollution illégale des sols ou des rivières,
  • le mauvais stockage ou traitement des déchets,
  • les risques industriels (entreprises dangereuses) ;
  • encadrent la pratique de la chasse et de la pêche :
  • en veillant au respect de la réglementation et en sanctionnant si nécessaire,
  • en luttant contre le braconnage (chasse, pêche ou capture illégale d'animaux sauvages souvent protégés),
  • en vérifiant les permis de chasse,
  • en formant les candidats à l'obtention du permis de chasse.
  • La chasse est strictement encadrée en France. Pour chasser, il faut :
  • suivre une formation ;
  • passer un examen ;
  • obtenir un permis ;
  • respecter des périodes précises appelées « saisons de chasse » ;
  • veiller à certaines espèces qui sont interdites de chasse.

Des actions concrètes pour un meilleur respect de l’environnement

  • Concrètement, les actions menées par la police de l'environnement peuvent être :
  • la lutte contre le trafic d’espèces protégées (ex. : faire stopper un trafic d'espèces menacées, comme à la Réunion en 2025) ;
  • la protection des zones sensibles (ex. : contrôler et sanctionner des infractions dans les réserves naturelles, comme dans la réserve des Maures en 2021) ;
  • le contrôle des permis de chasse (ex. : organiser une vaste opération de contrôle en distribuant des guides de sécurité et des brochures pour inciter au respect des bonnes pratiques, comme en Corse en 2024).

Une police encore à développer

  • Une large majorité de Français demande une présence plus forte de la police de l’environnement sur le terrain.
  • Cette police fait face à des difficultés importantes :
  • des effectifs limités donc des contrôles insuffisants ;
  • des délais judiciaires trop longs entre l'infraction et la peine éventuelle ;
  • trop peu d’infractions réellement punies ;
  • des tensions possibles avec certains agriculteurs lors des contrôles.